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Présentations pédagogiques, Hautefeuille, Pitman...
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fred



Inscrit le: 23 Jan 2007
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MessagePosté le: Ven 09 Déc 2011 4:06 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Pour faire suite aux remarques de Mttiro sur la dactylographie, j'ai lu que des utilisateurs des claviers Dvorak ou Bépo, qui étaient déjà parvenus à la maîtrise d'un clavier Azerty ou Qwerty, n'avaient aucun problème pour passer d'une configuration à l'autre, en se servant de tous les doigts et à grande vitesse. Mais il est vrai que les configurations sont très différentes, et on pourrait même dire qu'on ne « désapprend » rien, mais qu'on apprend autre chose. Ce qui n'est pas le cas dans une sténo où les signes sont les mêmes, mais où seules leurs positions changent, et encore de façon très légère. Comparez par exemple :


La confusion est inévitable à l'initiale de ces tracés si l'on n'a pas bien respecté les étapes de l'apprentissage, comme je l'ai expliqué plus haut.
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mttiro



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MessagePosté le: Sam 10 Déc 2011 9:58 am    Sujet du message: Conflits Répondre en citant

Il est exact que, dans un tel cas (dactylographie), on n'a pas à désapprendre, mais à ajouter une connaissance supplémentaire. Ça ressemblerait plutôt à ce qui se passe quand on pratique deux méthodes tachygraphiques, comme les sténographes qui connaissaient la Prévost-Delaunay et la Duployé, ainsi que c'était le cas de Hautefeuille, sauf erreur.

J'avais donné mon exemple anecdotique à propos du problème général des interférences entre deux connaissances, à savoir dans ce cas l'éventualité de conflits entre deux collections de traces mémorielles sous forme d'images mentales visuelles et d'"images" musculaires.
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mttiro



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Messages: 362

MessagePosté le: Sam 10 Déc 2011 10:05 am    Sujet du message: Voir la reconnaissance vocale Répondre en citant

Dans son message du 8 décembre, Fred énumère diverses possibilités pour
une personne intéressée par la notation rapide. Mais en plus :

http://forumsteno.vosforums.com/post4672.html#4672
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fred



Inscrit le: 23 Jan 2007
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MessagePosté le: Sam 10 Déc 2011 11:37 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Oui, la concurrence est rude !
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mttiro



Inscrit le: 27 Sep 2011
Messages: 362

MessagePosté le: Jeu 15 Déc 2011 12:59 pm    Sujet du message: Complexité de la communication Répondre en citant

Je reviens brièvement sur les observations (Fred et moi, plus haut, 6 et 8 décembre 2011) concernant la communication qui ne passe pas par le langage écrit, sténographique ou pas.

La communication de l'information globalement entendue (donc avec des nuances, des connotations, des contradictions possibles, tant consciemment qu'inconsciemment) passe non seulement par le canal linguistique réduit à une transcription écrite, mais aussi par
1) tout ce qui, dans le linguistique, n'est pratiquement jamais noté à l'écrit, en particulier les contours intonatifs, qui peuvent apporter une information déterminante (notre système de ponctuation est très pauvre à cet égard) ; il y a par exemple des contours intonatifs qui ont pour effet d'infléchir tellement le sens apparent de la phrase que l'intonation finit pratiquement par véhiculer un sens réel qui, par implication, est contraire
2) tout ce qui est "para-linguistique", c'est-à-dire concerne divers paramètres influant sur la voix, le débit, etc.
3) tout ce qui est "kinésique", c'est-à-dire concerne les expressions du visage, le regard, les mouvements du corps, les postures
4) tout ce qui est "proxémique", c'est-à-dire concerne les relations spatiales entre interlocuteurs.

Ces facteurs n'ont pas toujours été appréciés à leur juste importance. Dans beaucoup de cas, en effet, la contraction de la communication à son aspect purement linguistique n'imprime pas des déformations trop sérieuses. Dans d'autres cas, comme nous le suggère notre intuition, tout est "dans le ton de la voix".

Et c'est un point important dans certaines situations où on vise idéalement une extrême rigueur du compte rendu, par exemple dans la sténographie judiciaire. C'est pourquoi un article de 2009 dont le résumé est ici
http://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=1293474
défend la pratique des enregistrements vidéo des séances de tribunal aux Etats-Unis. Une partie non négligeable de l'information risque d'être perdue dans une transcription purement linguistique, comme l'est inéluctablement un compte rendu passant par l'écriture courante, par la sténographie classique, par la sténotypie, par la reconnaissance vocale.

Lorsque nous écrivons un texte destiné à être lu, nous sommes souvent capables d'y insérer des éléments indiquant subtilement comment ceci ou cela doit être interprété. Mais lorsque nous communiquons en chair et en os, nous pouvons nous décharger de ces tâches sur les canaux de l'intonation, du para-linguistique (accessibles dans les enregistrements audio), et du kinésique et du proxémique (accessibles dans des enregistrements vidéo, et, mieux encore, dans la situation de communication in situ).

Ce qui est "verbatim" n'est pas nécessairement très fidèle.
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kimou



Inscrit le: 18 Nov 2011
Messages: 83
Localisation: aube

MessagePosté le: Jeu 05 Jan 2012 2:28 pm    Sujet du message: Re: Présentations pédagogiques, Hautefeuille, Pitman... Répondre en citant

mttiro a écrit:
Je suis obligé de constater à nouveau que plus récent ne rime pas toujours avec meilleur.

1) Un oubli curieux de Hautefeuille & Ramade

Dans leur exposé de la sténographie Duployé, Hautefeuille & Ramade commettent un oubli pédagogique
assez curieux. Quand on ouvre leurs deux méthodes Duployé, 1976, 1991, on cherche vainement une indication
sur la placement des signes par rapport à une ligne d'écriture virtuelle (virtuelle, car la Duployé ne nécessite pas
l'emploi de papier réglé, comme c'est théoriquement le cas de certaines méthodes). Certes, l'observation
des exemples permet rapidement d'induire la règle non dite :
le premier signe de chaque sténographe repose sur la ligne d'écriture.
Mais pourquoi ne pas la donner carrément ?

En revanche le cours concis mais précis de sténographie intégrale Duployé disponible sur le site
de l'Institut sténographique suisse Duployé est explicite dès la page 4 : "Le mot doit être placé de telle façon
que la première consonne s'appuie sur la ligne d'écriture".

De même, ma méthode Pitman pour le français, 1961, annonce dès la page 2 : "Quand un mot est formé
de plusieurs consonnes, on joint ces consonnes sans lever le crayon. Remarquez que la première consonne
repose sur la ligne".

Pour des raisons que j'ignore, le cours de Prévost-Delaunay de Hautefeuille & Deslogis, 1955, est mieux conçu
que le Hautefeuille & Ramade de Duployé, car dès la deuxième page des "Généralités" initiales,
un développement très substantiel est consacré à la "Ligne d'écriture" (18 lignes).


2) Excellence du cours de Pitman

Si on consulte "Isaac Pitman's Shorthand Instructor", édition 1919, on voit que, dans la présentation des signes,
le livre commence par un petit cours de phonétique associé à la sténographie, sur une page et demi. Ce cours
est une vulgarisation simple, mais accessible et correcte. D'ailleurs, signe qui ne trompe pas, la table
des consonnes de la page 4 énumère les consonnes anglaises selon un ordre motivé qui, à un détail infime près,
est exactement celui que les phonéticiens utilisent encore aujourd'hui.

Les voyelles sont introduites à la page 12, et le chapitre commence carrément par une citation du phonéticien
Henry Sweet donnant la définition de ce qu'est une voyelle. Au chapitre VI, sur les diphtongues, on voit que
l'auteur sait ce qu'est une diphtongue, et d'ailleurs il cite un autre linguiste connu, Skeat.

La version antérieure, "Isaac Pitman's Complete Phonographic Instructor" (1894), publiée du vivant de
Pitman (1813-1897) est légèrement moins développée, mais l'essentiel est en place.

On se perd en conjectures sur la raison qui fait que ce qui était considéré comme possible en Angleterre
au XIXe siècle est devenu impossible en France dans la seconde moitié du XXe siècle. Est-ce que l'auditoire
visé a changé, dans la réalité, ou dans l'image que les auteurs s'en font ? En tout cas la comparaison
entre le Hautefeuille & Ramade (et même du Hautefeuille & Deslogis) et le Pitman n'est pas à l'avantage
du premier livre, très postérieur au second. C'est d'autant plus dommage que la Duployé est bien conçue
du point de vue de l'arrière-plan de l'analyse phonologique.


3) Un repentir de Hautefeuille & Ramade ?

La comparaison entre Hautefeuille & Ramade 1976 et Hautefeuille & Ramade 1991 met en évidence
une amélioration importante. Dans le premier livre, aucun "tableau" ou "tableau synoptique" ou "paradigme"
pour guider l'élève dans la jonction des signes consonnantiques par l'intermédiaire d'un signe intermédiaire
de voyelle. En 1991 apparaissent 8 tableaux de 9 x 9 = 81 cellules, qui permettent au lecteur de vérifier
qu'il applique les règles correctement, ce qui est un secours appréciable. A-t-on eu peur d'effrayer le lecteur
de 1976 avec ces 8 x 81 = 648 jonctions ? Le document suisse, malgré sa brièveté, parvient à insérer
trois tableaux de jonction.


---

"Les premières consonnes doivent reposer sur la ligne d'écriture" : faux.

Exemples : "Rassemblons-nous" :"Re-se" ne se pose pas sur la ligne d'écriture puisqu'il y a une partie de l'ascendante qui est "sous" et le reste "au-dessus de la ligne" :
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fred



Inscrit le: 23 Jan 2007
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MessagePosté le: Jeu 05 Jan 2012 2:34 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je pense que Mttiro avait seulement en tête les consonnes simples. Il est vrai que c'est différent pour les consonnes complexes.
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