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Le roman d'une sténographe. Qui connaît ce manuel ?
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Dannie



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MessagePosté le: Jeu 22 Oct 2009 10:49 am    Sujet du message: Répondre en citant

Voici la page 58 :


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MessagePosté le: Jeu 22 Oct 2009 11:10 am    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

J'ai reporté tes corrections. Le mot que nous n'arrivons pas à trouver me contrarie mais pour l'instant je sèche aussi…

Voici ce que j'ai trouvé pour la page 58 (je vais essayer de ne rien oublier cette fois !)

… les miens car j'ai du nouveau
- Ah, dit monsieur Chalard, voyons un peu cela.
Monsieur Jovanne exposa tout ce qu'il savait touchant la présence à Genève de l'individu connu sous le nom de Gustave Fiquémont.
- N'est-ce que ça ? répondit monsieur Chalard, qui ne prit point la peine de dissimuler son désappointement, j'avais espéré plus et mieux… car moi aussi je suis au courant et peut-être suis-je plus documenté que vous : Gustave Fiquémont m'a écrit. J'ai reçu hier soir une lettre de lui datée de Genève, elle est ici.
Ce disant, il frappa du plat de la main le dossier placé devant lui.
- Je vous félicite, répondit monsieur Jovanne, je vous félicite très sincèrement, mon cher collègue.
Et, après un temps, il demanda :
- Puis-je espérer que cette fois vous voudrez bien me communiquer les informations qui, dans cette lettre, pourraient présenter quelque intérêt pour moi.
- Il n'y en a pas, répliqua monsieur Chalard.
Il se leva et tendit une main molle à son collègue qui sortit bien décidé à ne plus jamais pénétrer dans ce bureau.
Monsieur Chalard a en effet reçu une lettre de Gustave Fiquémont. Voyons ce qu'elle contient :
Genève… janvier… monsieur le juge, j'ai suivi avec la plus grande attention dans les journaux français qui arrivent ici la marche de l'instruction dont vous avez été chargé concernant "l'affaire de la rue de Berne". Je considère qu'il est de mon devoir de vous détourner de la voie où vous vous égarez. Les choses sont à la fois plus simples et plus complexes qu'il ne vous a paru jusqu'ici. Monsieur Duchâtel que vous soupçonnez par ma faute (je vous expliquerai tout à l'heure comment) de s'être lui-même cambriolé, est innocent. Le coupable, le seul coupable c'est moi. C'est moi qui sous le nom de Gustave Fiquémont (nom d'emprunt vous l'avez deviné car, malgré les apparences, vous êtes la sagacité même) ai loué en juillet dernier le petit rez-de-chaussée vingt et un rue de Berne pour être à pied d'œuvre, et pouvoir à mon heure percer le mur séparant mon pied-à-terre des bureaux de monsieur Duchâtel et prendre dans son coffre-fort ce que je savais y être. Il était en effet tout à fait nécessaire que je m'empare des plans du canon sur lesquels depuis des mois le brillant ingénieur pâlissait et que je les livre au gouvernement étranger qui me les avait demandés et qui m'entretenait assez largement à Paris pour que je les procure. Quel gouvernement, ce n'est point votre affaire… L'heure de l'action sonna la fin décembre dernier et vous savez comment j'ai réussi à m'emparer, non seulement des plans, mais encore d'un demi million environ qui se trouvait là et que je n'ai cru pas devoir négliger d'emporter. Il faut bien vivre, n'est-ce pas, monsieur le juge ? J'ai écrit plus haut que c'est par ma faute que vous avez considéré monsieur Duchâtel comme son propre voleur, que vous avez cru que lui et moi étions une seule et même personne. Je m'explique : lorsque j'ai lu dans les journaux la note relatant la seconde déposition du chauffeur François Roget et que je connus l'histoire du taxi hélé sur la place de la Madeleine, j'étais encore en France. J'avais en effet décidé par mesure de prudence de ne point franchir la frontière aussitôt mon affaire faite. Je savais que pendant quelques jours, la surveillance serait active dans les trains internationaux, puis qu'elle se relâcherait peu à peu. Que voulez-vous, monsieur le juge, on connaît son métier… et les hommes… quand donc j'appris l'histoire du taxi j'eus un trait de génie et je me permis de vous mystifier, non pour le seul plaisir (ce qui était puéril) mais pour
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Dannie



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MessagePosté le: Jeu 22 Oct 2009 11:22 am    Sujet du message: Répondre en citant

c'est de l'instantané ! Je te laisse finir. Rien à redire pour le moment mais je te soutiens moralement pour cette transcription. Je suis un rien moqueuse ^ ^
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MessagePosté le: Jeu 22 Oct 2009 11:59 am    Sujet du message: Répondre en citant

Merci de ton soutien moral… la transcription sans relecture est terminée, tu peux maintenant chercher les raisons de te moquer… à commencer pour le mot dont je ne suis pas sûr (pâlissait pourrait aller à la rigueur).
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Dannie



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MessagePosté le: Jeu 22 Oct 2009 2:12 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Je n'ai pas mieux à offrir que "palissait", c'est même très bien.

Quelques petites erreurs :

... à ne plus pénétrer dans "ce" bureau.

... au gouvernement étranger qui me les "avait demandés"...

... "ce n'est "point" votre affaire...

... du taxi "hélé" sur la place de la madeleine....

Voilà pas beaucoup de choses à redire.


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MessagePosté le: Jeu 22 Oct 2009 2:43 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Avant dernière page du roman :



Transcription (j'ai quelques doutes que je mets entre guillemets) :

vous faire suivre une fausse piste ce qui me donnerait le temps de prendre le large. C'est alors que l'un de mes amis dûment « chapitré » par moi se présenta à vous sous l'apparence d'un chauffeur de taxi (le fameux chauffeur Pougneau) et vous raconta une histoire qui vous fit un tel plaisir que vous n'avez point hésité à y ajouter fois... un peu légèrement... un peu trop légèrement. Si depuis qu'il a eu l'honneur de comparaître devant vous le chauffeur Pougneau s'est éclipsé, il y a une excellente raison à cela, il est venu me rejoindre ici : présent à mes cotés pendant que je vous écris, il me demande de le rappeler à votre bon souvenir et de vous exprimer sa reconnaissance pour l'accueil que vous avez bien voulu lui faire. Et maintenant, qui suis-je ? français... non, .... étranger ... vous l'avez dit. A quelle nationalité j'appartiens, au compte de quel gouvernement allié ou ennemi j'ai opéré. Voilà des questions bien trop indiscrètes pour que je puisse répondre. Chercher, chercher Monsieur le Juge et ... vous ne trouverez pas... De même que vous ne trouverez pas vers quelle région de l'Europe ou du vaste monde je me serai dirigé lorsque dans quelques heures j'aurai quitté le sol de l'hospitalière Helvétie. Arrivé à ce point de ma confession j'éprouve vraiment la plus vive, la plus sincère émotion car j'ai à vous entretenir d'une jeune fille qui certes ne méritait point les épreuves qu'elle a subi par ma faute et dont je me suis servi parce qu'elle était utile au but que je poursuivais. Je parlai vous l'avez compris, de Mademoiselle Yvonne Pierrard, retenue en prison par votre ordre et qui elle aussi est innocente. Voici à la suite de quelles circonstance cette jeune fille est pour son malheur entrée en relation avec moi. Sous le nom de Jacques Lavani, ancien aviateur français décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre, j'avais réussi grâce à un livret militaire parfaitement en règle et à quelques papiers assez habilement établis à me faire engager dans une société d'aviation... où j'appris des choses du plus grand intérêt notamment que ladite société était en affaire avec Monsieur Duchatel. Je n'ignorai pas, personne en Europe tout au moins dans certaines sphères ne l'ignore, que le brillant ingénieur dressait pour le gouvernement français les plans d'un canon à longue portée sur lequel j'avais reçu mission de me procurer si possible des renseignements. Désirant flairer un peu les lieux où s'élaborait l'engin, je m'arrangeais pour être chargé un jour de me rendre 23 rue de Bernes. En l'absence de Monsieur Duchatel, je fus reçu par sa secrétaire dont je discernai les rares qualités d'intelligence et que je compris être au courant de toutes les affaires de son patron. Je sus emparé le plus tendre sentiment à la malheureuse enfant qui peu après devint ma fiancée ou du moins le crut... et c'est ce qui explique qu'un fragment de lettre écrit par elle ait pu être trouvé dans mon pied-à-terre. « Vous entendez bien que » fiancé à Mademoiselle Yvonne Pierrard je n'eus pas grand peine à obtenir d'elle les plus utiles renseignements touchant l'état des plans du canon et l'endroit ou ils étaient placés chaque soir par l'ingénieur au moment qu'il quittait son bureau. Ceci se passait au mois de juin. Le mois suivant favorisé décidément par la chance je fus assez heureux pour pouvoir reprendre à un jeune homme qui l'occupait, le petit rez de chaussée du 21 de la rue de Bernes. Cependant, je continuai à me documenter auprès de la secrétaire de l'ingénieur. C'est ainsi que j'appris que les plans avançaient et qu'ils seraient terminés avant le premier janvier. L'heure de l'action approchait enfin. Le 20 décembre ayant vu comme chaque soir la jeune fille à sa sortie du bureau, je sus par elle que son patron partait pour l'Egypte.
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MessagePosté le: Ven 23 Oct 2009 3:00 pm    Sujet du message: Répondre en citant

et enfin la dernière page du roman en exclusivité pour les Prévost delaunistes :



J'espère que vous avez eu plaisir à lire avec nous ce roman gentiment mis à disposition par Monique que je remercie encore.

A bientôt pour d'autres aventures peut-être.

Bon WE à tous.

Dannie.

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MessagePosté le: Lun 26 Oct 2009 4:45 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

Pour la page 59, je ne vois pas d'autre suggestion pour "chapitré", mais le sens ne correspond pas à celui du dictionnaire, sinon il y a je n'ai trouvé que deux malheureux détails ! :

présent à mes cotés pendant que je vous écris
orsque dans quelques heures j'aurai quitté le sol de l'hospitalière Helvétie

Et je me lance donc pour la dernière page ! Et il reste du suspense jusqu'au bout car un mot m'échappe !

L'occasion était admirable, je ne la laissai pas échapper, et vous savez le reste, pas exactement toutefois, je décidai de ne pas quitter Paris immédiatement, de continuer pendant quelques jours à paraître à ma société d'aviation, de demander un congé sous prétexte d'aller voir mes parents à Cagnes dans le Midi (ne les faites pas rechercher, car ce serait en vain) afin d'obtenir d'eux qu'ils consentent à mon mariage. C'est ce même prétexte que je donnai à celle qui se croyait ma fiancée je la quittai… et depuis, elle ne m'a pas revu, elle ne me reverra jamais. J'ai été tenté, monsieur le juge, de joindre à ces feuillets une lettre à l'adresse de mademoiselle Yvonne Pierrard pour implorer son pardon et j'y ai renoncé : je lui ai fait trop de mal pour pouvoir me permettre de m'adresser désormais directement à elle. La façon dont je me suis servi d'elle constitue mon seul remords dans toute cette affaire, mais quoi ? Avais-je le choix des moyens et pouvais-je par pitié, par sentimentalité, me priver d'une auxiliaire aussi précieuse ?
X… dit Gustave fiquémont… dit Jacques Lavani
P.S. : je joins en annexe à cette lettre (et ceci vous prouvera que je ne vous mystifie pas une seconde fois en m'accusant du vol de la rue de Berne), un certain nombre de documents sans intérêt pour moi, qui se trouvaient dans le coffre-fort et que dans ma hâte, j'ai emporté par mégarde.


Quand il eut pris connaissance de cette longue lettre, monsieur Chalard avait été écrasé. Il ne pouvait plus désormais conserver d'illusion, il était ridicule, humilié, bafoué. Cette affaire, dont il attendait succès, gloire, avancement, allait sans doute lui être retirée pour être confiée à l'un de ses collègues, qui sait, c'est peut-être même son "pachiderme hilare" de Jovanne dont, quinze jours avant, il s'est gaussé, qui allait en hériter. Après avoir été forcé de reconnaître l'innocence de monsieur Duchâtel, il ne restait plus à l'infortuné magistrat qu'à reconnaître aussi celle "de la donzelle", et de la faire remettre en liberté
- Pas avant, en tout cas, d'avoir épuisé tous les moyens d'investigation qui me restent, s'était-il écrié avec rage. Un Chalard ne s'avoue pas vaincu comme ça !
Et il avait décidé de faire perquisitionner chez la jeune fille. Or l'opération pratiquée minutieusement pourtant (on peut imaginer quelles instructions avait donné le juge) avait amené uniquement la découverte de la lettre recommandée qu'Yvonne Pierrard avait adressée à Jacques Lavani à Cagnes et qui, on se le rappelle, lui était revenue avec ces deux mentions : "retour à l'envoyeur" "la rue Maurice Pelletier n'existe pas à Cagnes". Le texte de la lettre acheva de convaincre le magistrat de l'innocence de la jeune fille dont il fut contraint, la mort dans l'âme, d'ordonner la mise en liberté. Ainsi s'écroulait lamentablement le bel édifice qu'il avait élevé avec tant d'amour et tant d'heureuse facilité… une suprême humiliation lui était réservée… le dossier était confié… à monsieur Jovanne !
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Dannie



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MessagePosté le: Jeu 29 Oct 2009 9:59 am    Sujet du message: Répondre en citant

Bonjour,

Je viens de reporter les corrections de la page 59 et je vais relire la page 60. Je vouslais juste ajouter qu'il reste une page à ce roman. Il s'agit de l'épilogue que je vous mettrais en ligne dès que possible.

A très bientôt.

Dannie

Voici quelques corrections pour la page 60 :



- dont il attendait, succès, gloire, avancement
- et de la faire remettre en liberté
- or, l'opération pratiquée minutieusement pourtant
- ainsi s'écroulait lamentablement le bel édifice...
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MessagePosté le: Jeu 29 Oct 2009 3:47 pm    Sujet du message: Répondre en citant

voici donc l'épilogue de notre roman :



Bonne lecture

Dannie

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MessagePosté le: Jeu 29 Oct 2009 4:16 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Merci ! Je me disais aussi qu'il manquait une fin à l'eau de rose… on va voir si c'est bien le cas !

Le bureau de la rue de Berne a repris l'aspect qu'il avait le vingt décembre : les scellés ont été enlevés, le mur crevé est réparé, la porte du coffre-fort a été remplacée, mais on n'y voit plus ni les plans du canon ni le demi-million dérobés. On reconstituera aisément la somme a dit monsieur Duchâtel, il suffit d'un peu de travail… Quant à imaginer un autre canon, c'est plus compliqué, mais un ingénieur qu'on peut bien qualifier de distingué et de brillant lorsqu'il arrive qu'on parle de lui dans les journaux n'est peut-être pas très embarrasser s'il veut s'en donner la peine pour inventer une autre petite machine… qu'il essaiera de ne pas se laisser filouter par un de ses voisins… La situation rue de Berne donc "inchangée" pour employer l'épithète créé pendant le jour… mais il s'est tout de même produit un petit changement… Quand, à sa sortie de prison, Yvonne Pierrard est revenue rue de Berne et que, dès le seuil franchi, elle s'est abattue en sanglotant sur sa table de travail, monsieur Duchâtel l'a prise par les épaules, l'a conduite dans son propre bureau et l'a faite asseoir dans un des grands fauteuils de cuir.
Après l'avoir laissé pleurer (car cet homme robuste, énergique, si maître de ses nerfs sait l'action basalmique des larmes), il a dit :
- Pierrard, ma chère enfant, je ne veux pas vous voir ici avant un grand mois, vous allez partir tout de suite, ce soir même pour (il avait failli dire "le midi" mais s'était retenu) pour P*** sur le Lac Majeur, c'est un endroit adorable, ensoleillé, fleuri où toute la journée vous aurez devant les yeux une coupe pleine de l'eau, la plus calme, la plus bleue qui soit au monde. François va se rendre immédiatement à la gare de Lyon vous retenir une place de wagon lit dans le Simplon Orient Express et demain, à midi, vous déjeunerez sur la terrasse de l'hôtel d'où vous pourrez découvrir le lac enchanté. "Qu'est-ce ?" demanderez-vous en désignant trois immenses corbeilles de velour flottant sur l'eau, et l'on vous répondra "ce sont les îles Borromée, signorina". Monsieur Duchâtel avait tiré une liasse de billets de sa poche.
- Acceptez ceci, Pierrard, acceptez-le comme je vous l'offre : tout tranquillement, tout simplement. Partez, puis dans un mois…
Il s'était arrêté soudain et, quand il avait poursuivi, sa voix était un peu voilée, un peu tremblante :
- Dans un mois, lorsque vous reviendrez, je vous demanderai d'avoir avec vous une conversation sérieuse, très sérieuse, à laquelle je vous prie de réfléchir un peu, un peu seulement pendant votre séjour au pays charmant où le langage des hommes est comme une musique, où les villages portent des noms si harmonieux, si sonores qu'on ne sait jamais lorsqu'on les entend prononcer, s'ils désignent des femmes ou des fleurs. Allez Pierrard…
La jeune fille était partie, à son retour la conversation sérieuse à laquelle elle avait pensé (eh bien un peu… un peu seulement) au bord du Lac Majeur avait eu lieu…
… Et c'est pourquoi le garçon livreur d'un graveur des boulevards vient d'apporter au vingt-trois de la rue de Berne plusieurs paquets de cartes gravées qui sont les "faire part" du prochain mariage de mademoiselle Yvonne Pierrard et de monsieur Duchâtel, ingénieur civil, officier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre…

Autographie de madame Roberte Roy (Nice août 1951)
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MessagePosté le: Jeu 29 Oct 2009 5:37 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Dernières corrections :


- l'aspect qu'il avait le 20 décembre
- quant à imaginer un autre canon c'est plus compliqué
- pour employer l'épithète créée pendant la guerre...
- si maître de ses nerfs sait l'action 'balsamique' des larmes...
- Vous aurez devant les yeux une coupe pleine de l'eau la plus calme,
- une place de wagon-lit dans le cinglant orient Express
- où les villages portent des noms si harmonieux, si sonores
- de Mademoiselle Yvonne Pierrard et de Monsieur Duchâtel

Sinon j'avais trouvé Roberte pour le prénom de Madame RASSE ou ROY

Bonne soirée

Dannie

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MessagePosté le: Sam 31 Oct 2009 6:11 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Décidément, j'ai fait des fautes très amusantes…
Je n'ai pas vu où j'avais fait une faute à "Yvonne" (ta dernière correction).
En ce qui concerne "balsamique", j'avais bien lu le mot mais ça ne correspond pas à la définition que j'ai pu trouver.
Dernière chose : "cinglant" ne convient pas devant Orient-Express (pas d'incompatibilité pour faire disparaître un G). Je n'avais rien trouvé, en regardant wikipédia j'ai trouvé Simplon qui pourrait convenir.

En tout cas, tout est bien qui finit bien. J'imagine qu'ils ont vécu heureux et ont eu des tas d'enfants sténographes dont nous aurions bien aimé connaître les aventures…

Bonne soirée

Yvon
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Fanchon



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MessagePosté le: Dim 01 Nov 2009 9:55 pm    Sujet du message: Répondre en citant

Tout est bien qui finit bien, alors ! (oui, on m'appelle parfois Tournesol). Laughing

Merci aux fidèles traducteurs et à Monique !

A bientôt pour de nouvelles aventures.

Fanchon.
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